« Je travaille à prendre le temps et m'occupe régulièrement à ne rien faire. Je m'intéresse particulièrement à l'immobilité. Je besogne le corps dans sa plasticité, à la recherche de ce qui advient au-delà de la forme. Mon travail vient de la danse, sans chercher à y ressembler. La nature du temps public constitue une problématique en soi, que la recherche et les circonstances renouvellent sans cesse. »

ÉLÉONORE DIDIER a été danseuse interprète avec des artistes variés, comme Bob Wilson, Carlota Ikeda, Pierre Droulers... Elle débute comme chorégraphe à Lisbonne l'an 2000. En 2005, le solo Solides,Lisboa marque une étape dans l'élaboration de son langage chorégraphique et en particulier dans son intérêt pour l'immobilité. À la fois comme un arrêt dans la continuité de l'expérience, lieu d'intériorité et d'observation, également en tant que matière temporelle. Cette singularité place son travail à la lisière des champs chorégraphique et plastique. Et lui fera aussi rencontrer le Yoga, avec Patrick Tomatis, discipline qu'aujourd'hui elle enseigne.

Elle travaille régulièrement sur des soli « accompagnés », y puisant des manières de se définir les uns par rapport aux autres, par discrimination. Ces pièces sont bâties dans la surface de séparation de paradoxes. Femme/homme dans Solides,Lisboa ; artiste/spectateur dans Paris,Possible ; corps/objet dans laiSSeRVenIR ; nature/culture dans Le modèle...

Entre 2011 et 2014, avec des équipes plus nombreuses, elle tente différentes manières de collaborer. Ces travaux porteront sur des images ancrées dans l'inconscient collectif qui façonnent nos représentations du corps (Le modèle ; On expression ; Moi, mes copines, à l'instant où ça s'arrête).

Artiste protéiforme, investigatrice, c'est en tant que spectateur qu'Éléonore fera d'abord la rencontre de l'art chorégraphique. C'est de cet endroit d'elle-même que les liens se font entre ses différents engagements. Il en est de même pour ses expériences en programmation. Elle conçoit par exemple les Petites Formes Cousues – festival de danse et autres formes pour Point Éphémère en 2010, ou collabore à certains choix artistiques dans le cadre de son association avec La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc.


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PARTENAIRES AU LONG COURS
2011 à 2015 – Chorégraphe associée à La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc.
2011 à 2013 – Chorégraphe en résidence longue à Micadanses.
2011 – Chorégraphe en résidence au théâtre de Vanves.
2007 à 2010 – Chorégraphe résidente à Mains d'Oeuvres.
2008 – Création à Paris de Dépose Incorp. association produisant Éléonore Didier.

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PRODUCTION DES PRINCIPALES CRÉATIONS (LISTE NON EXHAUSTIVE)
2015 – Colaboratoire continental. Pour 1 spectateur. Créé et produit à La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc, à la suite de 3 années de recherche.
2013 – Moi, mes copines, à l'instant où ça s'arrête. Créé à La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc. Subventions de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Île-de-France. Coproduction : Scène Nationale de Saint-Brieuc, CCN Havre Haute-Normandie.
2012 – Le modèle. Créé à Vanves festival Ardanthé. Subventions de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Île-de-France. Coproduction : Scène Nationale de Saint-Brieuc, Micadanses.
2010 – !Kung Solo. Créé à Mains d'Oeuvres / festival Faits d'Hiver. Subventions de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Île-de-France et du Conseil Général de la Seine Saint-Denis. Coproduction : CDC du Val-de-Marne. Tournées CCAS.
2007 – Paris,Possible. Pour 1 spectateur. 1 fois par semaine pendant 1 an. Point Éphémère.
2005 – Solides,Lisboa. Créé au Centro Cultural de Belem – Lisbonne.